|
|
Agriculture:Campagne moyenne dans un environnement difficileUne campagne en deçà de la moyenne des dix dernières années. C’est officiel et c’est le ministère de l’Agriculture qui l’annonce, les récoles céréalières ne dépasseront pas le cap des 50 millions de quintaux. Ce que le département de Aziz Akhenouch considère comme "globalement satisfaisant". Un résultat qu’il impute principalement à une conjugaison de deux facteurs : des bonnes conditions climatiques et les mesures d’accompagnement prises par l’Etat au début de la campagne. Mesures qui auront coûté aux pouvoirs publics la bagatelle de 1.285 MMDH décaissés par le Fonds de développement agricole, FDA. A cela s’ajoutent quelques 755 MDH consacrés à la sauvegarde du cheptel. En chiffres, la campagne enregistre une production des céréales en hausse de 113% par rapport à l’année dernière (23,5 millions de quintaux), mais qui, comparée à la moyenne des dix dernières campagnes, accuse une régression de 3%. Et c’est le blé dur et l’orge qui demeurent largement en retrait. En effet, le blé dur, avec une production de 10,3 millions de quintaux, est en baisse de 13% par rapport à cette période et l’orge de 21% avec seulement 12,7 millions de quintaux. Le cafouillage qui a caractérisé le démarrage de la campagne, notamment pour ce qui relève de la disponibilité et la commercialisation des semences est en grande partie responsable dans cette régression. Couacs, qui de l’avis des opérateurs du secteur, ont eu pour conséquence directe, le rétrécissement de la surface semée et donc une baisse de volume des récoltes. Les chiffres le confirment, selon le ministère de l’Agriculture, les surface consacrées à la culture du blé dur ont connu une régression de 10% par rapport à la période 2003/2007. En tout, les surfaces agraires consacrées aux céréales ont totalisé les 5 millions d’hectares ce qui au vu des résultats dénote d’un rendement très moyen de 9,9 quintaux par hectare. Production moyenne également pour les légumineuses alimentaires. Elle reste néanmoins relativement handicapée par une régression de 6% par rapport aux cinq dernières campagnes des surfaces semées. Pour les cultures exportatrices, l’année se révèle également satisfaisante. Pour les primeurs, le département de l’Agriculture s’attend à une production globale estimée à près de 1,8 million de tonnes. Ce qui représente une hausse de 13% par rapport à la campagne précédente et de 29% par rapport à la moyenne. Les exportations atteindront les 600.000 tonnes, en augmentation de 16% par rapport à la campagne précédente. Pour ce qui est des agrumes, le production globale est estimée à près de 1,1 million de tonnes, en baisse de 14% par rapport à la campagne précédente et de 12% par rapport à la moyenne. 488.000 tonnes sont destinées à l’exportation, soit une légère baisse de 5% par rapport à la campagne précédente. Autres secteur pour lequel la campagne s’annonce mitigée, les cultures sucrières. Les 2,7 millions de tonnes de betteraves et 956.000 tonnes de cannes produites cette année promettent une production prévisionnelle totale en sucre de 450.000 tonnes, contre 425.000 tonnes la campagne précédente et 460.000 tonnes en moyenne. Le ministère boucle ainsi cette année sous le signe d’une campagne très moyenne et s’attelle déjà à mettre en place une batterie de mesures pour rendre la prochaine, plus prometteuse. Ainsi, Aziz Akhenouch promet déjà une cagnotte de 125 MDH pour soutenir le secteur des semences. Le département a déjà pu constituer une réserve d’un million de quintaux de disponible prévisionnel de semences. Et ce, grâce notamment à l’extension du programme de multiplication à 50.000 ha, dont 20.000 ha irrigués, contre 35.000 ha auparavant. Un régime de soutien des prix est également prévu et permettra une prime de multiplication de 15% par rapport au prix en vigueur des céréales communes, un soutien forfaitaire de 115 DH/q et le maintien des prix de vente à une hauteur de 30% par rapport aux céréales communes. Blé : protectionnisme renforcé Le département de l’Agriculture a annoncé la mise en place d’un nouveau régime de commercialisation du blé tendre. Ce régime sera mis en œuvre du 1er juin à fin septembre 2008, il est basé sur un prix référentiel de 300 DH/q pour une qualité standard, soit une hausse de 20% par rapport à la campagne précédente. Ce niveau de prix tient compte de la situation du marché mondial et du renchérissement des facteurs de production. Autre mesure, le département versera une prime de magasinage de 2 DH/q/quinzaine et ce jusqu’à fin avril 2009 au lieu de la mi-février. Il annonce également un soutien forfaitaire de 40DH/q au profit des minoteries. Ce soutien représente la différence sur le prix référentiel et le prix de cession à la minoterie, fixé à 260 DH/q. A cela s’ajoute une garantie d’une protection suffisante à la frontière. Par Tahar Abou El Farah | LE MATIN |
|||
|
Les Actualités du Maroc Tous droits sont réservés - Accueil - Contacts - |
![]()
Sahara Marocain |
Khouribga |
Hébergement web Maroc |
Hommes du Maroc |
Publicité au Maroc
|
Annuaire gratuit au Maroc
|
Actualité du Maroc
|
Cuisine du Maroc
|
Annuaires des hôtels
francophone |
Annuaire
cool du Web |
Photos Magazine |
Télécharger MP3 Maroc |
Riad Taroudant |
Buzz Marketing Viral |
Annuaire des Forums
Ce site est listé dans la catégorie
Maroc :
Actualité du Maroc de l'annuaire
et
Annuaire Webmaster