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Dialogue social:Réexamen des dossiers en septembreLe mois de septembre est très attendu par les centrales syndicales qui retroussent déjà leurs manches pour bien se préparer à relancer le dialogue social et réexaminer les dossiers à la lumière des nouvelles données économiques. On ne manque pas de brandir la menace de recourir à toutes les formes de protestation pour amener l’Exécutif à céder aux doléances affichées de part et d’autre. Jusqu’à présent, les partenaires sociaux attendent encore que le gouvernement révèle le calendrier ainsi que le menu des réunions prévues initialement en septembre dans le cadre de l’institutionnalisation du dialogue social. En dépit des rounds marathoniens de négociations sociales, beaucoup de dossiers restent en suspens. On s’attend à ce qu’ils fassent l’objet, comme à l’accoutumée, d’âpres discussions entre le pouvoir exécutif et les partenaires sociaux. Ces derniers tiennent à signaler que la conjoncture est très spéciale. Il faut dire que cette rentrée sociale s’avère très difficile. Elle coïncide, en effet, avec le Ramadan, la rentrée scolaire ainsi que la hausse répétitive du coût de la vie. Contacté par le Matin, le secrétaire général de la fédération démocratique du travail, Abderrahmane Azzouzi, signale que le gouvernement doit tenir ses promesses et engager un débat sérieux et fructueux. « Le Premier ministre avait promis que plusieurs questions seraient discutées dans le cadre de commissions conjointes. Rien n’est encore fait jusqu’à présent », s’exclame-t-il. Il estime que certes les différents rounds du dialogue social ont relativement permis d’obtenir quelques résultats tangibles, mais ces derniers restent en deçà des aspirations. Même son de cloche chez Miloudi Moukhariq, membre du secrétariat général de l’Union marocaine du travail (UMT). On attend beaucoup des prochains rendez-vous. Moukhariq indique que sa centrale maintient ses requêtes, notamment l’augmentation générale des salaires. « Lors du dernier round du dialogue social, le gouvernement et le patronat n’ont pas fait d’efforts en ce qui concerne l’augmentation des salaires au niveau du secteur privé. Et nous attendons également un réexamen des salaires dans le secteur public. Nous demandons aussi un allégement fiscal sur les salaires », précise-t-il. Pour alléger la pression sur les ménages, l’UMT réclame une indemnité de scolarisation pour les enfants. « Nous revendiquons que les frais de scolarisation payés par les parents dans les écoles privées soient défalqués de la recette fiscale imposable. C’est de cette manière que nous pouvons développer l’éducation et tirer vers le haut l’enseignement », explique M.Moukhariq. Concrètement, les syndicats réclament de changer de fond en comble le système des salaires pour permettre une mobilité et une indexation sur les prix. On demande une répartition équitable des richesses. Nombreux sont ceux qui estiment qu’il faut adopter une politique à moyen ou à long terme pour pouvoir obtenir les résultats escomptés. Les syndicats promettent une année bien animée si le gouvernement ne répond pas favorablement au cahier revendicatif. « Nous espérons que le gouvernement comprendra la situation des travailleurs car la rentrée sociale est très difficile. Sinon, nous n’aurons comme issue que les différentes formes de protestations », signale au Matin Abdelkader Zaïr, secrétaire général adjoint de la Confédération démocratique du travail (CDT). Afin d’arriver aux buts tracés, on juge qu’il est on ne peut plus nécessaire de recourir à des engagements sérieux sectoriels pour conclure des conventions collectives et réussir, ainsi, à dépasser nombre d’obstacles. |
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