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Dialogue social:Un quatrième round sous le signe du conditionnelC’est une autre journée assez spéciale qui attend le gouvernement ce lundi, mais aussi celle de mardi. En effet, suite aux différentes tractations qui ont jalonné le processus du dialogue social, le gouvernement et les syndicats se rencontrent pour une ultime étape. En toute vraisemblance, l’Exécutif aura épuisé toutes ses cartouches. Les propositions faites aux syndicats, qui vont demander d’aller racler dans les fonds des tiroirs, semblent être le maximum qui peut être offert. Pourtant, des sources gouvernementales indiquent que l’équipe d’El Fassi fera un peu plus d’effort (fort probablement en termes de calendrier de mise en œuvre ou encore en avançant des scénarios dans le moyen terme) pour convaincre les centrales syndicales quant à l’importance des acquis dont devront jouir les salariés du privé ou encore les agents de la fonction publique. Les centrales syndicales, elles, paraissent dans la posture du wait and see. Ainsi, depuis les sorties tonitruantes, elles n’ont donné aucun signe après. En effet, il fallait bien que les directions des syndicats aillent faire part des détails à leurs affiliés. Pour ce qui est du gouvernement, dont les membres doivent bien avoir des cheveux blancs, il avance sa confiance quant à l’éventualité de se mettre d’accord avec les partenaires sociaux. En revanche, dans les rangs de la CGEM, et après l’offre de 10% de révision à la hausse du SMIG, devant être appliquée en deux tranches à partir de ce juillet, on préfère garder le silence. Tant et si bien que personne ne sait exactement les engagements pris par les uns et les autres. Car, à part le chapelet des attentes du patronat, rien n’a filtré encore. D’autant plus que tous les secteurs ne seront pas logés à la même enseigne. Le cas du textile étant le plus visible, puisque les opérateurs se disent dans l’incapacité de s’inscrire dans la logique de l’augmentation du SMIG. On ne serait pas loin du scénario qui a prévalu sous le gouvernement Youssoufi, lorsque les textiliens ont dû négocier en chambre à part avec Khalid Alioua, alors ministre de l’Emploi, pour trouver compensation de la hausse qu’ils avaient consentie. Qu’en sera-t-il pour cette fois ? « Certainement autre chose que d’aller chercher la compensation dans une quelconque caisse », assure-t-on. Il n’en demeure pas moins que le gouvernement se dit prêt à accompagner cette révision avec des mesures à même d’en réduire l’impact sur les trésoreries des entreprises du secteur du textile. Question aussi d’éviter de compromettre leur compétitivité sur un marché mondial où elles subissent les tirs croisés de concurrents largement plus compétitifs, ainsi que des taux de change aléatoires du dollar et de la livre sterling. On n’est pas sorti de l’auberge, pour autant. Par A.G | LE MATIN |
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