|
|
Sécurité routière:La répression seule ne suffira pas« La situation est grave. Très grave. Et nous la refusons », c’est en ces termes directs et sans détour que Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport, a entamé, mercredi dernier, la présentation de son plan de communication relatif à la sécurité routière. « Nous ne voulons pas d’un Maroc avec tous ces accidents de la route », déclare le ministre. En effet, 10 personnes meurent chaque jour sur les routes nationales. 10% de ces victimes sont âgés entre 15 et 40 ans, ce qui « affaiblit considérablement les forces vives de notre nation », souligne K. Guellab. La perte pour l’économie nationale due aux accidents de la route est énorme : le coût de deux années d’accidents de la route équivaut au budget d’un port comme Tanger Med. Le ministre a également insisté sur les responsabilités de chacun des acteurs concernés par ce phénomène dévastateur. « La nécessité d’endiguer cette plaie est inscrite dans la nouvelle stratégie du gouvernement », souligne le ministre qui parle désormais de stratégie et non de campagne. Le programme d’action, pensé sur une décade, s’inscrit dans le cadre des actions d’accompagnement et de mise en œuvre du plan stratégique de la sécurité routière (PSIU2) pour la période 2008-2010 ainsi que du Plan national de contrôle. Il est réparti en trois principaux axes : il s’agit de la coordination entre les différents acteurs concernés par la sécurité routière, la mise en place des programmes précis de travail et l’inscription de la démarche dans la durée contrairement à ce qui se faisait auparavant. Le coût de l’opération s’élève à 70 millions de DH, précise le ministre. Conscient de l’importance que revêt la communication pour la mise en œuvre de cette stratégie, le Comité national de prévention des accidents de la circulation a élaboré un plan de communication global multidimensionnel. Azzeddine Chraibi, du Comité national, estime que la répression seule ne suffit pas. « Il faut informer l’usager avant de le sanctionner », indique-t-il. Cependant, pour lui, « la sensibilisation seule ne suffira pas non plus, d’où la nécessité de coordination des différents acteurs concernés par la sécurité routière. Des campagnes futures de sensibilisation seront assurées par ses services dans cette guerre nationale contre les chauffards ». Le programme de communication s’articule autour de plusieurs axes stratégiques. Il s’agit notamment de la sensibilisation des usagers de la route à travers des actions ciblées, visant des catégories bien définies, et traitant les facteurs récurrents des accidents de la circulation. L’éducation des jeunes usagers de la route, notamment les enfants dans les milieux scolaire et parascolaire ; la généralisation des espaces d’éducation routière à toutes les régions du Royaume ; la vulgarisation des nouveaux textes de loi et de réglementation en lien avec la sécurité routière, la valorisation des efforts fournis par les différents intervenants ainsi que l’implication, davantage, d’autres acteurs de la société civile dans la lutte contre l’insécurité routière, figurent également dans ce plan de communication. Le développement de l’expertise dans le domaine de la sécurité routière, à travers des études scientifiques ciblées, et le conseil technique au profit des acteurs intéressés aux niveaux national et régional ne sont pas en reste. Par ailleurs, K. Ghellab est revenu sur le bilan de son ministère réalisé lors de ces dernières années. Il a notamment énuméré les points positifs et négatifs dans son analyse. « Le nombre de morts sur les routes nationales, qui s’élevait en 2003 à 3.379 personnes, a baissé pour s’établir en 2007 à seulement 3.338 victimes », note-t-il. Et d’ajouter, non sans grande satisfaction : « nous avons réussi à garder le taux constant pendant quelques années alors qu’auparavant, ce taux augmentait annuellement de 5 à 10%. Mieux encore, nous avons enregistré une régression en 2007 ». Toujours sur le registre des points positifs, le ministre a souligné les cas des commissions de coordination qui permettent la continuité comme dans le cas de la campagne du port de la ceinture de sécurité et le contrôle technique. En revanche, parmi les points négatifs, le ministre a fustigé le Code de la route actuel. « Nous considérons que ce code est dépassé et ne répondant pas aux exigences actuelles comme la nécessité de la transparence dans les rapports des usagers et les forces de l’ordre ; l’obligation du test d’alcoolémie et la limitation du nombre d’heures de travail des transporteurs », souligne le ministre. Stabilisation L’année 2007 a enregistré 58.924 accidents de la circulation qui ont causé la mort de 3.838 victimes, soit une augmentation de 2,24% par rapport à 2006, et la blessure de 89.264 personnes, dont 12.406 blessés graves. La tendance à la hausse s’est confirmée durant les cinq premiers mois de l’année 2008. Le nombre d’accidents a augmenté de 13,69% et celui des tués de près de 14% par rapport à la même période de l’année dernière. Celui des blessés graves a enregistré également une hausse de 10.38%. Globalement, on peut considérer que la stratégie de lutte contre l’insécurité routière est en mesure de donner des résultats, puisque l’objectif de stabilisation du nombre de tués est atteint. Aussi, et malgré l’augmentation enregistrée, le nombre de décès reste inférieur à celui de 2003, année de référence pour la stratégie. |
|||
|
Les Actualités du Maroc Tous droits sont réservés - Accueil - Contacts - |
![]()
Sahara Marocain |
Khouribga |
Hébergement web Maroc |
Hommes du Maroc |
Publicité au Maroc
|
Annuaire gratuit au Maroc
|
Actualité du Maroc
|
Cuisine du Maroc
|
Annuaires des hôtels
francophone |
Annuaire
cool du Web |
Photos Magazine |
Télécharger MP3 Maroc |
Riad Taroudant |
Buzz Marketing Viral |
Annuaire des Forums
Ce site est listé dans la catégorie
Maroc :
Actualité du Maroc de l'annuaire
et
Annuaire Webmaster