Actualités du Maroc

Vous êtes ici : Acceuil - Art et Culture - Théâtre :« Lalla Mimouna » fait un tabac à (...)
Infos du Maroc
 


Théâtre :« Lalla Mimouna » fait un tabac à Bruxelles

Le conte populaire marocain « Lalla Mimouna », présenté par une troupe théâtrale de Salé, a remporté un vif succès auprès du public dans le cadre de la 2e édition du festival "Théâtres Nomades" de Bruxelles qui a eu lieu du 21 au 24 courant. La pièce produite par la troupe, portant également le nom de "théâtre nomade de Salé", a été présentée plusieurs fois au cours des quatre jours de la manifestation organisée par la compagnie bruxelloise du théâtre engagé"les nouveaux disparus". A chaque représentation donnée dans le Parc royal de la capitale, la troupe a été ovationnée par une foule fascinée par le conte déambulatoire créé à partir d’une recherche expérimentale de l’artiste Mohammed Hassouni. S’inspirant de l’histoire des processions spirituelles marocaines organisée à chaque moussem religieux, Mohammed Hassouni, comédien et directeur de la troupe, a voulu, à travers le conte, révéler un pan de la diversité du patrimoine culturel oral marocain. De l’avis de plusieurs spectateurs, les comédiens étaient talentueux dans le jeu des marionnettes géantes, noires aux couleurs bigarrées, de la parade agrémentée de musiques inédites entraînant tout un monde dans un voyage à la fois ludique et mystique.

La plupart des comédiens sont des lauréats de l’école de cirque de Salé, d’autres sont des jeunes percussionnistes sourds muets, explique à la MAP, M. Hassouni. Ces derniers ont été choisis pour travailler dans la troupe en raison de leur sensibilité artistique surnaturelle, différente de celle des autres. Ils reflètent ainsi le parfait exemple de la réinsertion sociale des handicapés. Revenu dans sa ville en 1996 après un parcours de plus de vingt ans en France et en Allemagne, ce lauréat d’une école d’art dramatique à Paris, monte depuis, des projets dans le domaine du théâtre expérimental. Son projet, a-t-il affirmé avec fierté, bénéficie d’une subvention de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) de 200.000 DH pour monter des résidences d’artistes itinérantes avec pour finalité, "une activité artistique génératrice de revenus" pour les quartiers périphériques de la région de Rabat.

Supportée également par l’institut Goethe de Rabat, la compagnie constituée d’un noyau dur de onze personnes issues des quartiers populaires de la capitale, s’est spécialisée dans le théâtre nomade, a tenu à préciser son directeur. Le choix des artistes sourds muets n’est pas délibéré. Leur travail et leur ténacité les ont imposés car ils sont de véritables percussionnistes. Les autres sont des acrobates et des échassiers de l’école de cirque "Chemsi". L’ensemble se complète. Chacun enrichit l’autre de ses ressources naturelles. "L’Etat d’ailleurs nous fait confiance puisque nous avons la subvention" de l’INDH pour monter dès octobre prochain "Al Khaïma". Cet atelier culturel itinérant devra se poser dans chaque lieu défavorisé de la région de Rabat et travailler pendant trois mois en formant les talents et en créant avec eux et pour eux, une activité culturelle, génératrice de revenus, a-t-il dit.


Si le conte m’était conté Genre narratif par excellence, le conte raconte généralement des histoires pleines d’aventures imaginaires. Le conte oral est très souvent appelé conte populaire par les ethnologues et les historiens en raison de l’aspect traditionnel et communautaire qui a longtemps régi la création et la circulation des histoires, et de l’importance qu’il a revêtu dans l’émergence des nationalismes au XIXe siècle. Le conte de tradition écrite et lettrée est quant à lui nommé conte littéraire quand il est opposé au conte populaire. Cela ne veut pas dire que le conte de tradition orale ne fasse pas partie de la littérature, mais il s’agit d’une simple désignation conventionnelle.

Par ailleurs, le terme de conte peut aussi désigner l’activité de conter, quel que soit le type d’histoires (épopée, légende, conte…). Le conte est alors l’art du conteur. Il s’agit d’un genre narratif, contrairement à la devinette, au proverbe ou à la comptine. Il est aussi délibérément fictif, contrairement à la légende, la saga et le mémorat qui se présentent comme véridiques. Contrairement au mythe, le conte de tradition orale a pour cadre narratif principal le monde des hommes, même si celui-ci, notamment dans le cas des contes merveilleux, est souvent en contact avec l’autre monde des morts, des esprits, du petit peuple ou des dieux.

Les Actualités du Maroc Tous droits sont réservés - Accueil - Contacts -

rss SPIP

Khouribga | Hébergement web Maroc | Annuaire gratuit au Maroc | Actualité du Maroc | Cuisine du Maroc | The Morning News | Free Zone Markets

Briqueterie Maroc |
Ce site est listé dans la catégorie Maroc : Actualité du Maroc de l'annuaire Referencement et Dictionnaire Annuaire Webmaster